Visite de la capitale de l’Avesnois.

Avesnes-sur-Helpe


 

Historique

A la fin du Xème siècle, Wédric le Barbu fait connaître Avesnes
Les traces d’occupation humaine dans l’agglomération remontent à l’époque gauloise avec l’oppidum du Flaumont situé à 2 Km à l’est de la ville. Bien qu’il ait été exploité comme carrière au XIXème, des fragments de  » murus gallicus  » y sont encore visibles.
Des cimetières mérovingiens furent découverts au XIXème à Avesnelles et Haut-Lieu. Le nom d’Avesnes, qui viendrait selon certains du latin Advenientes et signifierait  » les immigrants « , pourrait faire allusion à l’arrivée précoce de Francs en pays alors gallo-romain.
Avesnes entre dans l’histoire à la fin du Xème avec Wédric le Barbu, premier Seigneur connu qui y construisit une tour. Son Fils Thierry est à l’origine d’une véritable ville fortifiée autour d’un château situé sur une falaise dominant l’Helpe qui lui permet de contrôler l’itinéraire Nord-Sud entre Brabant et Bourgogne. Les seigneurs d’Avesnes vont dominer un vaste territoire aux confins de la France relevant théoriquement du Comté de Hainaut. Ils cherchent à être indépendants et mènent pour cela une politique d’affranchissement des communautés rurales qui se manifeste notamment par la Charte – Loi de Prisches (1158).

Jacques d’Avesnes : le compagnon de guerre de Richard Cœur de Lion
La dynastie féodale atteint son apogée avec Jacques D’AVESNES, compagnon de Richard Cœur de Lion chef d’une des armées de la 3ème croisade où il meurt héroïquement. Son fils aîné Gauthier II meurt en 1216, ne laissant qu’une fille, de sorte que la terre d’Avesnes passe par le jeu des successions et mariages à diverses familles princières. On retiendra surtout Olivier DE BRETAGNE qui tenta une sorte de coup d’état, provoqua le soulèvement de la noblesse bretonne contre lui et dut se réfugier à Avesnes.
Il faut aussi évoquer la figure de Louise D’ALBRET, grand’ tante de Henri IV qui restaura la ville au XVIème. Le fils cadet de Jacques D’AVESNES, Bouchart, épousa Marguerite DE CONSTANTINOPLE Comtesse de Flandres et de Hainaut. Mais ayant été ordonné sous-diacre, son mariage fut annulé et Marguerite se remaria avec Guy DE DAMPIERRE. La guerre entre les Avesnes et les Dampierre pour le partage de l’héritage de Marguerite DE CONSTANTINOPLE se régla par un arbitrage de Saint-Louis qui attribua le Hainaut aux d’Avesnes. Pendant le Moyen Age, la ville d’Avesnes développa ses activités artisanales de draperie et de tannerie. Ses productions sont attestées aux foires du Lendît et jusqu’à celles de Châlons-sur-Saône.
Bien que les seigneurs d’Avesnes fussent des princes français, le sentiment d’appartenance aux Pays-Bas Bourguignons se développa au XVème. En 1477, Alain D’ALBRET alors tout à la fois Seigneur d’Avesnes et Connétable de France, mit le siège devant sa propre ville pour le compte du Roi Louis XI. L’attachement à la Bourgogne l’ayant emporté sur l’obéissance vassalique, l’assaut dut être donné et Avesnes, qui pourtant seize ans auparavant avait accueilli le même Louis XI au moment où celui-ci prit le titre de Roi de France, fut complètement détruite à l’exception de rares maisons et du choeur de l’église.
L’échec final de Louis XI dans sa tentative de mainmise sur le Hainaut allait faire d’Avesnes une ville fortifiée gardant la frontière qui se trouvait alors à la limite actuelle des départements du Nord et de l’Aisne. Dés 1556, la ville d’Avesnes est détachée de la Terre et de la Banlieue pour être cédée au Roi d’Espagne. C’est alors qu’elle est réduite à la superficie actuelle d’environ 220 ha.

En 1659, Avesnes est rattachée à la France par le traité des Pyrénées
En 1659, Avesnes est rattachée à la France par le traité des Pyrénées. VAUBAN remanie un peu les fortifications de la place qui constitue désormais un élément de la deuxième ligne, défendant le fameux « pré carré du royaume ».
Après la fin des guerres de Louis XIV s’ouvre une période de prospérité qui permit la construction de la plupart des maisons de la vieille ville. En octobre 1793 Avesnes fut le siège de l’état-major de JOURDAN et CARNOT lors de la bataille de Wattignies qui, en opérant le déblocus de Maubeuge, mit un coup d’arrêt à l’invasion autrichienne.
Napoléon y rédigea son dernier ordre du jour avant la bataille de Waterloo.

Avesnes-sur-Helpe

Fig. 1 – Immeuble rue Cambrésienne


Le XIXème siècle : une époque de prospérité économique
Au XIXème la ville connut une réelle prospérité. Son marché au beurre était l’un des tous premiers de France.
L’industrie textile d’abord implantée à Avesnelles puis, à partir du démantèlement de 1873, sur les glacis des anciennes fortifications, assura une activité économique non négligeable. La guerre de 1914 interrompit cette période faste. L’état-major de LUDENDORFF et HINDENBURG s’installa à Avesnes pour diriger les offensives de mars à juillet 1918 qui faillirent amener la victoire de l’Allemagne. Pendant la seconde guerre mondiale la ville fut un centre actif de résistance O.C.M.
Avesnes est la ville natale de Jessé DE FOREST qui est à l’origine de la fondation de New-York, de l’égyptologue et orientaliste Prisse d’Avennes, du géologue Henri LECOQ, du jurisconsulte DUMEES.

Source : http://www.avesnes-sur-helpe.com/fr/histoire2.html

F09-127

Fig. 2 – Grand’ place du Général Leclercq, la mairie et la collégiale St-Nicolas


La collégiale Saint-Nicolas

La première église gothique connaîtra son heure de gloire le 2 Août 1461 lorsque le roi de France Louis XI fit célébrer, en présence du duc de Bourgogne Philippe le Bon, de Charles le Téméraire alors désigné comme le comte de Charolais et de l’essentiel de la noblesse de France, de Bourgogne et des Pays-Bas, un service funèbre en l’honneur de son père, le roi Charles VII, et revêtit pour la première fois les insignes royaux avant de rentrer en France et d’être sacré à Reims.
Cette église fut fortement endommagée par les troupes du même Louis XI lors de la prise de la ville en juin 1477 au moment des tentatives françaises pour s’emparer des domaines de Marie DE BOURGOGNE.

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Un incendie survenu en 1514 ajouta de nouveaux dommages.
C’est à Louise D’ALBRET que l’on doit l’essentiel de la reconstruction de l’église.
La révolution Française ne causa que peu de dégâts à l’édifice lui-même …
Les dommages de la seconde guerre mondiale permirent de relever le clocher à l’identique, de reconstituer à pignons d’origine. L’actuelle grosse cloche appelée Charlotte est la copie fidèle de celle qui avait été donnée par Charles-Quint en 1514. En revanche il n’y eu pratiquement pas de travaux de réfection intérieure. L’ensemble est classé monument historique depuis 1913.

Fig. 3 – Collégiale St-Nicolas, le clocher


Architecture et intérieur

Le Choeur est nettement plus ancien que la nef et la tour. Dans son état actuel il comprend une abside demi-hexagonale correspondant à des réfections de 1617. Les trois travées qui suivent remontent à la construction qui existait en 1461 lors de l’investiture de Louis XI. On ne peut évidemment dire avec certitude s’il s’agit de vestiges de l’édifice dédié à Saint Nicolas à la fin du XIIème siècle, mais plusieurs indices militent en faveur d’une datation haute.

L’une des clés de voûte d’origine a été conservée. Elle montre deux masques grimaçants l’un montrant les dents et l’autre tirant la langue d’une esthétique toute romane.
La tour et son dôme furent achevés dans le milieu du XVIème siècle. Ils culminent à 60 mètres de hauteur et se terminent par un logis de guetteur destiné à surveiller la frontière de France qui passait à une douzaine de kilomètres au sud à la limite de l’actuel département de l’Aisne. Jusqu’à la Paix des Pyrénées en 1659, Avesnes était l’une des principales places fortes qui défendaient les Pays-Bas contre les incursions françaises. C’est la raison pour laquelle la ville fut acquise en 1556 par Philippe II d’Espagne et détachée de la Terre d’Avesnes.

La Nef fut construite entre 1520 et 1550.
Elle est sans nul doute un des plus beaux exemples d’église-halle par son unité, sa simplicité et son ampleur. Le vaisseau central est long d’environ 40 mètres, large de 9 et culmine à une vingtaine de mètres.
Il est flanqué de deux collatéraux atteignant pratiquement la même hauteur et de deux séries de chapelles latérales dont les murs séparatifs servent à contrebuter les voûtes. La largeur de l’ensemble atteint 29 mètres en façade.
Cette nef halle a très peu d’équivalent en France. On retrouve en revanche en Belgique des constructions analogues au premier rang desquelles l’église Saint-Pierre Saint-Paul de Chimay. Les constructions sont exactement contemporaines.

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Mobilier et décor
Les déprédations révolutionnaires ont fait disparaître les tombeaux d’Olivier de Bretagne et de Louise d’Albret, le grand christ du Tref et les stalles des chanoines. Les évènements de 1944 ont eu raison du jubé du XVI siècle et de s derniers vestiges des lambris des stalles.
Il reste néanmoins un mobilier important et remarquable :
• deux retables baroques du début du XVIIème siècle dans les chapelles Sainte-Anne et de tous les saints
• un rare banc de confrérie du XVIème siècle
• les grandes boiseries d’époque Louis XV qui garnissent la chapelle de la Vierge et la chapelle Saint-Nicolas avec leurs tableaux de Louis WATTEAU
• des retables du XVIIIème siècle avec leurs tableaux

Fig. 4 – Nef et orgue de la collégiale

• le cénotaphe à la mémoire de Jean LAURENT et François DE SOLIS, soldats espagnols de l’armée de l’archiduc Léopold Guillaume pendant le siège de La Capelle en 1650
• le monument funéraire d’Adrien DE BLOIS en marbre rouge du XVIème siècle.

Les cloches et Carillons d’Avesnes-sur-Helpe
L’existence d’un Carillon est attestée à AVESNES depuis le début du XVème siècle.
En effet la ville céda aux villages avoisinants des timbres sans battants et mit en place un nouveau Carillon de douze cloches en 1549. A cet ensemble s’ajoutaient des cloches de volée dont en particulier la grosse cloche donnée par Charles Quint en 1514 et nommée pour cette raison Charlotte. Elle avait été fondue par Simon WAGHEVEN et portait la devise « VIVE BOURGOIGNE ».
D’autres timbres furent rajoutés pour arriver en 1791 à 30 cloches. La ville payait alors un carillonneur – organiste 500 livres par an indépendamment des sonneurs et des guetteurs.

Le Carillon ne cessa de fonctionner pendant la Révolution. En 1917 six cloches furent descendues avec peine par les Allemands mais restèrent à Avesnes. L’ensemble fut reconstitué sans trop de difficultés en 1923.

Mais le 2 Septembre 1944 alors que les troupes américaines entraient en ville, le drapeau français fut hissé au sommet de la tour. Les troupes allemandes restées à proximité lancèrent un obus incendiaire qui détruisit le Beffroi et occasionna la chute de l’instrument. Seule « Charlotte » en raison de son poids ne fut pas brisée mais seulement fêlée.

ALe presbytère
L’actuel presbytère occupe un ensemble de constructions pittoresques, ennoblies par les deux péristyles en pierre bleue placés en avancée des portes d’entrée. La cour est séparée d’un jardin par un muret qui s’interrompt en son centre pour laisser un passage dominé par deux lions placés de chaque côté.



Fig. 5 – Le presbytère

Ce site exceptionnel est en réalité l’emplacement de la Tour Saint-Jean importante fortification médiévale qui servit souvent d’ultime refuge aux défenseurs d’Avesnes et notamment lors de la tentative de prise de la ville en 1524.
Ce site exceptionnel est en réalité l’emplacement de la Tour Saint-Jean importante fortification médiévale qui servit souvent d’ultime refuge aux défenseurs d’Avesnes et notamment lors de la tentative de prise de la ville en 1524.

En 1811, la ville céda à l’Arrondissement l’ensemble pour y installer la Sous-Préfecture. A ce moment là l’essentiel des bâtiments actuels furent rénovés, mais les vues du XVIIème, dont on dispose, montrent une silhouette générale des constructions très semblable à ce qui existe actuellement ? C’est aussi de cette époque que datent les deux péristyles qui indiquaient l’entrée de l’hôtel particulier du Sous-Préfet et l’entrée des bureaux sur le côté. Le style classique, voire antiquisant, de l’Empire illustré par l’emploi des colonnades trouvait ici un ultime écho.
C’est dans cet Hôtel de la Sous-Préfecture que Napoléon s’installa avant la bataille de Waterloo et rédigea son ultime ordre du jour.

Les fortifications et les remparts

Les premières fortifications remontent au XIème siècle. Elles suivaient un périmètre englobant une partie de la ville haute dans le quadrilatère délimité par la Rue Léo Lagrange, la falaise et les square de la Madeleine.

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Fig. 6 – Vue sur les remparts


Au XIIIème siècle, une enceinte plus large correspondant aux trois quartiers de la vieille ville : Centre-Ville, Plateau Chémerault et ville basse est édifiée avec des tours rondes dont il subsiste un exemplaire à côté du Bastion de la Reine sur le plateau Chémerault.
Après la destruction de la ville en 1477 par Louis XI, on construisit vers 1530-1540 des fortifications bastionnées s’appuyant sur le rempart médiéval. Il en reste le Bastion de la Reine datant de 1538 avec des salles souterraines.
Les Bastions, sauf le Bastion de la Reine, sont élargis et des ouvrages extérieurs sont établis vers 1630 sous la Direction du Chevalier de Ville. De cette époque date la porte de Mons (1628) et le Cavalier du Bastion de France.

VAUBAN intègre la place, conquise par la France en 1659, dans le réseau de places fortes du  » Pré Carré « .
Il ne touche pas aux courtines et bastions (sauf le Bastion de la Reine qu’il élargit sur un côté). En revanche il met en place le réseau moderne d’ouvrages extérieurs (redoutes et demi-lunes) et le système d’inondation (Pont des Dames).

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Fig. 7 – Pont des Dames


La vieille ville

La Ville d’Avesnes présente un riche patrimoine de maisons anciennes, principalement du XVIIIème siècle.

La plus notable est la  » MAISON ESPAGNOLE  » située sur la Grand Place. La façade est rythmée par des grandes arcades entourant un tympan qui se trouve au dessus de chaque ouverture. Chaque étage est en outre en encorbellement par rapport au précédent. Il s’agit d’une construction datant des environs de 1550 dans un style de transition entre le Gothique et la Renaissance. Les tympans entourés d’arcs trilobés de l’époque médiévale sont ici remplacés par un dispositif employant des arcs en plein cintre. On trouve à Mons en Belgique quelques exemples de maisons du même type.

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Fig. 8 – Façade de type classique dans la rue Cambrésienne


Après le rattachement d’Avesnes à la France par la Paix des Pyrénées, se met en place un type classique de maison qui allie avec beaucoup d’harmonie pierre bleue, brique (un peu orangée) et ardoise. A la fenêtre unique carrée à meneaux succède des ouvertures rectangulaires avec un encadrement harpé de pierres et de briques. Des cordons de pierre soulignent souvent les étages. L’accès à la cave se fait par l’extérieur. Des corbeaux de bois parfois sculptés permettent un large débord de la toiture. Le toit a une pente très aiguë et il est égayé de lucarnes en chiens assis. Des ferronneries en fer forgé ou en fonte viennent décorer portes et appuis de fenêtres. On est dans un style que l’on retrouve dans les villes belges du Hainaut, qualifié de Louis XIV tournaisien. A Avesnes la plus ancienne maison datée de ce type remonte à 1704 (Maison de la Presse rue Victor-Hugo). Les dates se trouvent soit dans des cartouches de pierre, soit dans les fers d’ancrages.
On trouvera enfin quelqu’écho de l’ Art Nouveau dans une façade de la rue de Mons, et l’influence des idées issues du Bauhaus dans les monuments édifiés par Del Marle (monument à Léon PASQUAL rue de France et Monument à Léo LAGRANGE rue Sainte-Croix).

Parmi les édifices les plus intéressants, on notera l’Ancien Hôpital à la Structure complexe : ancienne salle des Malades, compartimentée ensuite, datant de 1617, une aile complémentaire de 1780 à laquelle en 1841 on ajoute une aile symétrique reliée par un escalier monumental. L’Hôtel de ville de 1757 assez sévère d’aspect annonce le style Louis XVI. Le Presbytère, ancienne sous-préfecture, a conservé de l’Empire des péristyles antiquisant. Le Palais de Justice de 1828 a également un important péristyle en forme de temple grec de l’ordre dorique assez réussi. Enfin les anciennes casernes de 1738 complètent la silhouette de la Ville.

La fin XIXème siècle avait amené une peinture généralisée des façades. Dernièrement un important programme de restauration d’une centaine de façades mené avec des fonds européens et le concours de la Ville d’Avesnes a été entrepris. Si l’on tient compte des rénovations antérieures, ce sont plus de 150 immeubles représentant une bonne moitié des maisons de la vieille ville qui auront été ainsi réhabilités.

Personnages

Prisse D’AVENNES ne fut pas un émigrant mais un explorateur. Il fut d’abord ingénieur. Il partit ensuite pour l’Orient, profitant du reflux de l’Empire Ottoman pour reconstruire les pays qui venaient de s’émanciper et qui en même temps symbolisaient l’aube de l’humanité : la Grèce et l’Egypte. Prisse D’AVENNES, né en 1807, partit à 19 ans, nanti du diplôme de l’Ecole des Arts et Métiers de Châlons, combattre pour l’Indépendance de la Grèce. A 20 ans, il explora l’Egypte, enseigna la topographie et l’art de la fortification, étudia l’assèchement du delta du Nil. Il devint ensuite archéologue et enrichit les collections françaises de bas-reliefs et de manuscrits. On lui doit de remarquables publications sur l’art égyptien et l’art islamique. MARIETTE le tint pour l’un de ses maîtres. Il mourut en 1879. Mais la vie aventureuse qu’il mena ne lui fit point oublier son pays natal. Prisse resta toujours en contact avec sa famille dont il fit la généalogie, comme avec Avesnes. Une rue d’Avesnes-sur-Helpe, sa ville natale, porte son nom ainsi qu’une rue de Paris.

Jessé DE FOREST est né à Avesnes au milieu du XVIème siècle, d’une famille solidement implantée en ville qui comptait parmi ses membres des échevins et un chanoine. Il s’exila à cause de sa foi protestante, mais d’abord en France où l’édit de Nantes assurait la liberté de culte et le plus près possible de son pays, en Thiérache, à Montcornet. Puis l’espoir d’un retour s’amenuisant, il alla en Hollande en 1615. Mais ce pays n’était pas le sien et il partit avec 56 autres compagnons, originaires comme lui du Sud du Hainaut vers les Amériques. Il ne s’agissait pas d’abolir tout souvenir, mais bien au contraire, de recréer un pays qui serait le sien : une Nouvelle-Avesnes. Jessé ne vit pas cet accomplissement. Il mourut en Guyane le 22 octobre 1624. Ses enfants et ses compagnons trouvèrent asile sur l’île de Manhattan que les Hollandais appelèrent ensuite, New Amsterdam et les conquérants anglais, New York.

Le Lycée général, professionnel et hôtelier d’Avesnes porte son nom ainsi qu’une avenue sur laquelle est érigée une stèle en son hommage.

F09-136

Fig. 9 – Plaque commémorative du passage de Napoléon

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