9ème dialogue

 KING OLIVER

–      Cat : La fois passée, nous avons fait la connaissance de quelques-uns des « brass bands » qui animaient les beaux jours de la Nouvelle-Orléans, notamment le « Young Tuxedo Brass Band » de « Papa » Celestin. La musique qu’ils interprétaient résonnait comme une fanfare. En fait, un nouveau style était en train de s’instaurer. Les trombones ponctuaient les mélodies que les trompettistes reproduisaient d’oreille, tandis que les clarinettes brodaient dans l’aigu. Le soutien rythmique était assuré par le banjo, le tambour, la grosse caisse et les cymbales et éventuellement un tuba. Pour rappel, écoutons encore un de ces ensembles, celui de Louis Dumaine.

                              1. « To-Wa-Bac-A-Wa » – Louis Dumaine’s Jazzola Eight – New Orleans, 5-03-1927

                                   Pers. : Louis Dumaine (tp) – Willie Joseph (cl) – Earl Humphrey (tb) – Lewis James (st) – Morris Rouse (p) – Leonard Mitchell (bjo) – Joe Howard (tuba) – James Willigan (dm)

                                  Disque : Flw. F-RBF203 – CD1 – 9 (3’06)

–      Bird : Oui, c’est un peu confus et cela manque de rigueur. Le rythme est marqué d’une manière par trop mécanique.

–      Cat : Mais dans les années suivantes, cet art s’affine et l’on peut entendre à la Nouvelle-Orléans comme à New York et surtout à Chicago un jazz déjà de qualité. Les enregistrements de King Oliver, parus en 1923 constituent les premiers témoignages de ce que fut le jazz vers la fin de sa période primitive.

                              2. « Riverside Blues » – King Oliver’s Creole Jazz Band – Chicago, mars 1923 (Paramount 1624)

                                   Pers.: Joe « King » Oliver, Louis Armstrong (crt) Honoré Dutray (tb) – Johnny Dodds (cl) – Lil Hardin (p) – Bill Johnson (bjo) – Babby Dodds (dm)

                                   Disque : Riv. RLP 12-122 – B5 (2’45)

–      Bird : J’espère que nous nous étendrons un peu plus longuement sur la vie de ce « King » dont tu as déjà parlé à plusieurs reprises.

–      Cat : Oui, ien sûr. Mais avant, arrêtons-nous quelques instants sur ces divers enregistrements que nous avons entendus tout au long de nos derniers entretiens et plus particulièrement sur celui traitant du « ragtime« . Les plus vieux remontent au début de la première guerre mondiale et ont été généralement faits à New York. On y entend surtout des orchestres blancs. La génération suivante date des années 1920 et on commence à y entendre des ensembles de musiciens de couleur.

–      Bird : Maintenant que tu le dis, c’est vrai, je n’avais pas relevé la chose. Pourquoi cet état ?

–      Cat : Avant 1920, il n’y a pas d’enregistrements permettant une comparaison entre les orchestres blancs et noirs. Le disque est un produit cher et la communauté noire n’est pas une clientèle intéressante. Les studios d’enregistrement se concentrent à New York et leur production se limite à la musique syncopée new-yorkaise. Durant l’été 1922, la firme Sunshine se déplace et enregistre Kid Ory[1] et son orchestre sur place, à la Nouvelle-Orléans. Gennett suit et installe un studio de fortune à Richmond, tandis que Paramount s’implante à Chicago. Ensuite se seront les firmes Columbia, Victor, Okeh et Brunswick qui envoient des équipes volantes puis installent des studios jusqu’à la Nouvelle-Orléans.

                                3. « Gate Mouth » – Kid Ory and his New Orleans Wanderers – Chicago, 13-7-1926

                                       Pers. : George Mitchell (crt) – Kid Ory (tb) – Johnny Dodds (cl) – probablement Stomp Evans (sa) – Lil Armstrong (p) – Johnny Scott (bjo) – Baby Dodds (dm)

                                      Disque : Ph. P 07.872 R – A1 (2’53)

–      Bird : Comme à l’accoutumée la société afro-américaine passe en deuxième place.

–      CAT : Revenons à notre héros du jour. Voici rapidement sa fiche signalétique. Nom : Oliver  Prénom : Joseph – Date et lieu de naissance incertaines, on retient le 11 mai 1885 à la Nouvelle-Orléans – Décédé des suites d’une hémorragie cérébrale à Savannah en Géorgie, le 8 avril 1938, dans la misère et l’oubli.

Après s’être essayé au trombone, le jeune Joseph adopte le cornet. Au début, il  manifeste peu d’enthousiasme et de dons pour cet instrument. Il y prend goût petit à petit et débute dans la formation d’un certain Walter Kinchin. Il joue de 1900 à 1911 dans le « Melrose Brass Band« , l' »Eagle Band« , puis dans l’ « Onward Brass Band » de Manuel Perez. De 1911 à 1914, il dirige son premier petit ensemble, le « Magnolia Band« ; c’est à cette époque qu’on lui décerne le titre de « Roi du Cornet » : il devient et restera « King Oliver ». En 1913, il remplace Freddie Keppart dans l’ « Olympia Band » dont il devient le chef jusqu’à la dissolution de l’orchestre en 1916. En même temps, il joue de 1915 à 1917 dans l’ensemble de Kid Ory. En 1918, il part pour Chicago, où plusieurs musiciens de la Nouvelle-Orléans ont déjà émigré. Précédé par sa réputation, Oliver est, à son arrivée, convoqué par deux chefs d’orchestre. Il accepte leur offre, et joue tantôt avec Bill Johnson au « Royal Garden Cafe« , tantôt avec Lawrence Dewey au « Dreamland » de 1918 à 1920. Il s’impose dans la capitale de l’Illinois, comme il s’était imposé dans celle de la Louisiane, et bientôt il crée son propre ensemble : c’est le célèbre « Original Creole Jazz Band » dont nous trouvons encore des enregistrements à l’heure actuelle.

–      Bird : Tu en possèdes au moins !

–      Cat : Et comment. Tout fervent amateur de jazz doit posséder au moins un disque de ce groupe, car sa musique établit le pont entre le style primitif et le style « New-Orleans » évolué. En fait, c’est parce que Joe Oliver s’est démarqué des autres musiciens de la Nouvelle-Orléans que cette évolution a pu se faire.

–      Bird : Qu’est ce qui fait la différence entre le style primitif et le style évolué du « New-Orleans » ?

–      Cat : Progressivement, surtout lorsque les musiciens montent à Chicago, on assiste à un abandon des syncopes raides héritées du « ragtime« , ainsi que celui du répertoire des fanfares. Le phrasé musical gagne en souplesse, la thématique devient plus sophistiquée et la pratique de l’arrangement se développe (Jelly-Roll Morton en est l’initiateur). Des solistes confirmés s’imposent, surtout avec l’arrivée de Louis Armstrong, et l’improvisation individuelle se dégage de l’improvisation collective.

                               4. « Alligator Hop » – King Oliver’s Creole Jazz Band – Richmond (Indiana), 5/10/1923 (Gennett 11633)

                                      Pers.: Joe (King) Oliver, Louis Armstrong (cnt) Honore Dutray (tb) – Johnny Dodds (el) – Stomp Evans (as) – Lil Hardin (p) – Bill Johnson (bj) – Babby Dodds (dm).

                                      Disque : Riv. RPL 12-101 – A1 (2’19)

–      Bird : Quelle est la composition du « Creole Jazz Band » ?

–      Cat : C’est avec cet ensemble que Oliver entreprend sa première tournée qui le mènera à San Francisco et à Los Angeles. En 1922, l’orchestre revient à Chicago, au « Lincoln Café » – ex « Royal Garden Café » – où Louis Armstrong vient le rejoindre. L’ensemble comprend à cette époque: « King » Oliver et Louis Armstrong au cornet, Johnny Dodds à la clarinette, Honore Dutray au trombone, Lilian Hardin au piano, Bill Johnson à la contrebasse et Baby Dodds aux drums. Les premiers enregistrements sortent chez « Paramount« et « Gennet » en 1923. Dans certaines plages, en plus de l’effectif normal, on trouve Bud Scott ou John St Cyr au banjo, parfois Jimmie Noone à la clarinette, Charlie Johnson au sax basse et Stomp Evans au sax alto. Voici un deuxième morceau de cet ensemble pour rester dans l’ambiance.

                              5. « Krooked Blues » – King Oliver’s Creole Jazz Band – Richmond (Indiana), 5/10/1923.(Gennett 11638)

                                     Pers.: Joe (King) Oliver, Louis Armstrong (crt) Honore Dutray (tb) – Johnny Dodds (el) – Stomp Evans (as) – Lil Hardin Armstrong (p) – Bill Johnson (bjo) – Babby Dodds (dm).

                                     Disque : Riv. RPL 12-101 – A2 (2’50)

–      Cat : C’étaient « Alligator Hop » et « Krooked Blues » enregistrés le 5 octobre 1923 à Richmond dans les studios Gennet. Si tu as bien écouté, tu as dû te rendre compte qu’il n’y a pas de grosse caisse ni de caisse claire, pas plus que de contrebasse. C’était une exigence de l’ingénieur du son qui avait peur d’une saturation de la batterie et à l’époque on préférait le tuba ou le saxo basse à la contrebasse. En effet, les enregistrements du « King Oliver’s Creole Jazz Band » ont été effectués dans des conditions pour le moins primitives : on rassemblait les musiciens dans une pièce dont un des murs avait la forme d’un entonnoir au bout duquel se trouvait un diaphragme auquel était accouplé un stylet qui gravait ses vibrations sur un disque en mouvement. – Cela signifiait qu’il n’était pas question de laisser une batterie entrer dans cette pièce. – C’est la raison pour laquelle « Baby » Dodds a dû se contenter de marquer le rythme sur des blocs. Quant à Armstrong, on le reléguait tout au fond, lui demandant de ne pas jouer trop fort.

–      Bird : Oui, évidemment, ce genre d’enregistrement acoustique explique que la gravure ne soit pas meilleure. Ce n’est que dans les années 1950 qu’apparaîtra l’enregistrement sur bande magnétique.

–      Cat : En effet, l’enregistrement acoustique rend difficilement perceptible bon nombre de détails, notamment le jeu des basses, ainsi que la clarté des timbres. Il n’est pas aisé de juger de l’équilibre de la section rythmique, de la sonorité et de l’homogénéité de l’ensemble. Mais soyons contents de posséder de tels documents sonores.

La plupart des morceaux joués par le « Creole Jazz Band » sont des « blues » ou des dérivés de « blues » tirés du folklore du Texas et de la Louisiane, des « ragtimes« . Parfois apparaissent des survivances des marches de la Nouvelle-Orléans comme dans « Just Gone« . Ecoute encore ces deux interprétations : « Just Gone » et « Canal Street Blues » que nous avions entendu la dernière fois joué par Red Allen et son orchestre.

                               6. « Just Gone » – King Oliver’s Creole Jazz Band – Richmond (Indiana), 6/4/1923 (Gennett 11383)

                                   Pers. : King Oliver, Louis Armstrong (crt) – Honore Dutrey (tb) – Johnny Dodds (cl) – Lil Hardin (p) – Bill Johnson (bjo) – Babby Dodds (dm).

                                  Disque : Riv. RLP 12-122 – A2 (2’38)

                              7. « Canal Street Blues« , idem que le précédent (Gennett 11384)

                                    Disque : Riv. RLP 12-122 – A3 (2’33)

–      Cat : Ce « Canal Street Blues » nous montre l’art de l’improvisation collective à son apogée et de plus c’est un exemple typique de ce que l’on nomme le « two-beat« . C’est un des rares tempi de qualité exécuté par la section rythmique du Creole Jazz Band.

–      Bird : Qu’entend-on par « two-beat » ?

–      Cat : Le « beat » est le battement fondamental, la pulsation. Dans le jazz, le « beat » est maintenu comme facteur central de l’élément rythmique, il est d’ailleurs confié au groupe rythmique. Dans la musique noire originelle, le battement régulier des quatre temps du mètre fondamental est traditionnel et c’est pourquoi on l’appelle « four-beat« . Par contre le « two-beat« – rythme à deux temps – est un 4/4 inégal. Le traitement des temps pairs diffère essentiellement de celui des temps impairs. Rappelle-toi la manière d’accentuation des temps qui génère le « swing » : les temps forts sont accentués en longueur, les temps faibles en puissance. La grosse caisse, la main gauche du piano, ainsi que le tuba ou la contrebasse accentuent les temps forts, tandis que la cymbale ou la caisse claire, la main droite du piano et le banjo accentuent les temps faibles. Il est donc permit de dire qu’il s’agit d’une mesure à deux temps.

                              8. « Weather Bird Rag » – King Oliver’s Creole Jazz Band – Richmond (Indiana), 6/4/1923 (Gennett 5132)

                                    Pers. : King Oliver, Louis Armstrong (crt) – Honore Dutrey (tb) – Johnny Dodds (cl) – Lil Hardin (p) – Bill Johnson (bjo) – Babby Dodds (dm).

                                    Disque : Riv. RLP 12-122 – A5(2’39)

–      Bird : On dit toujours que le jazz est caractérisé par les improvisations des musiciens. Est-ce le cas pour le « Creole Jazz Band » ?

–      Cat: La musique du « Creole Jazz Band » conserve une grande partie des caractéristiques de l’ancienne manière de jouer et se déroule selon un contrepoint, on le double à la tierce supérieure ou inférieure. Seule la  clarinette improvise son contrepoint qui est souvent identique à lui-même d’un chorus à l’autre, alors que le trombone se borne à jouer les basses et à accentuer les interprétations de larges glissandi. Des « breaks » sont prévus de loin en loin afin d’aérer un morceau qui paraîtrait trop touffu. Quelques-uns de ces « breaks » sont remarquables, notamment ceux exécutés par les cornets en tierce dans « Weather Bird » que l’on vient d’entendre et « Buddy’s Habits« .

                              9. « Buddy’s Habits » – King Oliver’s Jazz Band – Chicago, 25/10/1923 (Okeh 40000)

                                     Pers. : King Oliver, Louis Armstrong (crt) – Honore Dutrey (tb) – Johnny Dodds (cl) – Charlie Jackson (bs, bb) – Lil Hardin (p) – Johnny St. Cyr (bjo) – Babby Dodds (dm)

                                     Disque : Classics 639 – CD – 1 (3’02)

–      Bird : Encore un terme technique que je te demande de m’expliquer.

–      Cat : Avec plaisir. Le « break« , signifiant pause, interruption, est un ensemble de phrases solos confiées à un instrument ou un chanteur alors que le reste de l’orchestre cesse de jouer. Par sa structure mélodique et rythmique il supprime momentanément le « beat » qu’il remplace par des modifications rythmiques dénaturant le rythme fondamental.

« London Café Blues » offre un bon exemple d’interlude en forme de « break » c’est-à-dire d’un changement de régime rythmique entre deux fragments de styles différents.

                             10. « London Café Blues« – King Oliver’s Creole Jazz Band – Chicago, 16/10/1923 (Columbia 14003)

                                      Pers. : King Oliver, Louis Armstrong (crt) – Eddie Atkins (tb) – Jimmie Noone (cl) – Lil Hardin (p) – Johnny St. Cyr (bjo) – Babby Dodds (dm)

                                     Disque : – MM PM 527 CD2 – 6 (2’42)

–        Cat : Une des caractéristiques orléanaises de l’orchestre de Oliver est la reprise en force après l’intervention d’un soliste, par exemple dans « Canal Street Blues » et « Dippermouth« . Cependant dans l’ensemble, la polyphonie olivérienne reste sommaire. La principale qualité de cette musique un peu rude est sa puissance de choc.

Ici dans « Dipper Mouth Blues » Oliver passe le relais à Armstrong pour entraîner la « collective« , car il se prépare pour son chorus « bouché », dans lequel il est remarquable et qui consiste en trois variations rythmiques autour de la fondamentale et de la « blue note » du troisième degré. Il a une sonorité chaude, mate. Ce « Dippermouth » met son vibrato serré, accusé en valeur.

                             11. « Dipper Mouth Blues » – King Oliver’s Creole Jazz Band – Richmond (Indiana), 6/4/1923 (Gennett 13889)

                                    Pers. : King Oliver, Louis Armstrong (crt) – Honore Dutrey (tb) – Johnny Dodds (cl) – Lil Hardin (p) – Bill Johnson (bjo) – Babby Dodds (dm).

                                    Disque : Riv. RLP 12-122 – A6 (2’32)

–        Bird : Puisque tu étudies d’une manière assez complète les oeuvres du « Creole Jazz Band« , parle-moi des divers solistes que l’on y entend.

–      Cat : C’est dans cet orchestre que l’on a commencé à jouer des solos, premier signe d’individualisme dans le jazz. Ils ne sont pas toujours d’un goût très sûr, Louis Armstrong mis à part, mais ils valent par leur force expressive et leur vitalité débordante. Deux faces permettent d’entendre Armstrong, ce sont « Chimes Blues » et « Tears« .

                               12. « Chimes Blues«  King Oliver’s Creole Jazz Band – Richmond (Indiana), 5/4/1923 (Gennett 5135)

                                      Pers. : King Oliver, Louis Armstrong (crt) – Honore Dutrey (tb) – Johnny Dodds (cl) – Lil Hardin (p) – probablement Arthur « Bud » Scott (bjo) – Babby Dodds (dm).

                                      Disque : MM PM 527 – CD1 – 5 (2’49)

                                13. « Tears«  King Oliver’s Creole Jazz Band – Chicago, 25/10/1923 (Okeh 40000)

                                      Pers. : King Oliver, Louis Armstrong (crt) – Honore Dutrey (tb) – Johnny Dodds (cl) – Charlie Jackson (bs, bb) – Lil Hardin (p) – Johnny St. Cyr (bjo) – Babby Dodds (dm).

                                     Disque : Classics 639 – CD – 2 (3’09)

–      Bird : On sent déjà poindre le soliste de renom qu’il deviendra.

–      Cat : Johnny Dodds se montre un musicien digne d’intérêt dans « Mandy Lee » et « Canal Street Blues« .

                          14. « Mandy Lee Blues«  King Oliver’s Creole Jazz Band – Richmond (Indiana), 5/4/1923 (Gennett 5134)

                                  Pers. : King Oliver, Louis Armstrong (crt) – Honore Dutrey (tb) – Johnny Dodds (cl) – Lil Hardin (p) – probablement Arthur « Bud » Scott (bjo) – Babby Dodds (dm).

                                  Disque : MM PM 527 – CD1 – 3 (2’10)

–      Cat : On peut entendre Jimmie Noone dans « Camp Meeting Blues » et « London Café Blues« , il joue avec une grande douceur et une grande sensibilité.

                          15. « Camp Meeting Blues« – King Oliver’s Creole Jazz Band – Chicago, 16/10/1923 (Columbia 13003)

                                  Pers. : King Oliver, Louis Armstrong (crt) – Eddie Atkins (tb) – Jimmie Noone (cl) – Lil Hardin (p) – Johnny St. Cyr (bjo) – Babby Dodds (dm)

                                  Disque : – MM PM 527 CD2 – 7 (2’57)

–      Cat : S’il n’y a aucune commune mesure entre l’art de Oliver et celui d’Armstrong, de beaucoup plus riche, les solos de Oliver sur « Mabel’s Dream« , « Jazzin Babies Blues« , « Sweet Lovin’ Man » le font paraître à son avantage et parviennent à émouvoir.

                          16. « Mabel’s Dream » – King Oliver’s Jazz Band – Chicago, 26/10/1923 (Paramount 1622)

                                 Pers. : King Oliver, Louis Armstrong (crt) – Honore Dutrey (tb) – Johnny Dodds (cl) – Charlie Jackson (bs, bb) – Lili Hardin (p) – Johnny St Cyr (bjo) – Babby Dodds (dm)

                                 Disque : Riverside RLP 12-122 – B3 (2’49)

                          17. « Jazzin’ Babies Blues«  King Oliver’s Creole Jazz Band – Chicago, juin 1923 (Okeh 4975)

                                Pers. : King Oliver, Louis Armstrong (crt) – Honore Dutrey (tb) – Johnny Dodds (cl) – Lil Hardin (p) – probablement Arthur « Bud » Scott (bjo) – Babby Dodds (dm).

                                Disque : MM PM 527 – CD1 – 16 (2’57)

                         18. « Sweet Lovin’ Man«  King Oliver’s Creole Jazz Band – Chicago, juin 1923 (Okeh 4906)

                               Pers. : King Oliver, Louis Armstrong (crt) – Honore Dutrey (tb) – Johnny Dodds (cl) – Lil Hardin (p) – probablement Arthur « Bud » Scott (bjo) – Babby Dodds (dm).

                               Disque : MM PM 527 – CD1 – 11 2’41)

–      Bird : Il est assez émouvant d’entendre tous ces vieux enregistrements qui permettent d’apprécier le jeu des différents intervenants.

–      Cat : Par contre la mise en place rythmique est assez malhabile, ce qui ne donne pas au « swing » une ampleur maximum que l’on trouvera plus tard chez les grands musiciens. La fin des enregistrements du « Creole Jazz Band » coïncide avec la dissolution de cet orchestre vers le début 1924. La deuxième série d’enregistrements de King Oliver s’étend de 1926 à 1928, sous le nom des « Dixie Syncopators« .

                             19. « Snag it » – King Oliver’s Dixie Syncopators – Chicago, 11/3/1926 (Vocalion 1007)

                                    Pers. : King Oliver, Bob Shoffner (crt) – Kid Ory (tb) – Albert Nicholas, Billy Paige (cl, ss, as) – Barney Bigard (cl, ss, ts) – Luis Russell (p) – Bert Cobb (bb) – Paul Barbarin (dm)

                                    Disque : Classics 618 – CD – 4 (3’04)

–      Bird : On est à l’audition tout de suite frappé par la différence fondamentale qui existe entre la formule orchestrale des « Creole » et celle des « Dixie« .

–      Cat : Il a changé de style, Armstrong l’a quitté en 1924 pour fonder son propre ensemble. On trouve dans les « Dixie » une section d’anches comprenant, Albert Nicholas, Billy Paige et Barney Bigard auxquels se joindront plus tard Evans et Omer Simeon. Darnell Howard remplacera Paige. Les arrangements sont écrits et parmi les nombreux « blues » de son répertoire se glissent quelques « songs« .

20. « Sugar Foot Stomp » – King Oliver’s Dixie Syncopators – Chicago, 29/5/1926 (Vocalion 1033)

                                   Pers. : King Oliver, Bob Shoffner (crt) Kid Ory (tb) – Albert Nicholas, Billy Paige (cl, ss, as) – Barney Bigard (cl, ss, ts) – Luis Russell (p) – Bert Cobb ( bb) – Paul Barbarin (dm).

                                   Disque : Classics 639 – CD – 21 (2’54)

–      Cat : La dernière série de disques de Oliver, de 1929 à 1931, souvent enregistrée avec des orchestres de studios, est plus inégale. Lorsqu’il perdit ses dents, Oliver fit appel, pour ses solos, à d’autres trompettes tels que Henry Allen junior, Louis Metcalf, Bubber Miley…

                          21. « New Orleans Shout » – King Oliver and his orchestra – New-York, 30/12/1929

                                  Pers.: King Oliver, Dave Nelson (tp) – James Archey (tb) – Glyn Pacque (cI, as) – prob. Hilton Jefferson (as) – non ident. (ts) – Don Frye (p) – Arthur Taylor (bjo) – non ident. (g) – Clinton Walter (tuba) – Edmund Jones ou Fred Moore (dm)

                                  Disque : RCA Victor 430 592 – A1 (2’42)

–      Cat : King Oliver a fixé beaucoup de choses dans le jazz, notamment dans l’introduction des instruments. Il a introduit la section d’anches, ainsi que le banjo et le deuxième cornet. Dans les derniers enregistrements il abandonnera le cornet pour la trompette. Le piano est définitivement adopté. Grâce à lui, des mélodies typiques et des « blues » que seule la tradition orale conservait, seront introduits dans le répertoire jazzistique. Il composa des thèmes qui ne cesseront de jalonner l’histoire du jazz, « West end Blues« , dont Louis Armstrong fera un chef d’œuvre, « Dippermouth Blues« , « Canal Street Blues« , « Doctor Blues » ou  son « Camp Meeting Blues » a été repris par Duke Ellington sous le nom de « Creole Love CalI« .

Son jeu puissant, sobre, constamment appuyé sur le temps, constitue une assise confortable pour ses partenaires. On peut affirmer qu’il a influencé bon nombre de musiciens, notamment : Edward Anderson, Tommy Ladnier, Bubber Miley, George Mitchell, Dave Nelson, Joe Smith… Il fut pour beaucoup dans l’éveil à la musique « hot » de la jeunesse blanche du Chicago des années 20.

Ayant perdu ses dents, il ne sait plus jouer de la trompette. Après une dernière tournée catastrophique, il échoue à Savannah où il travaille comme homme de peine. Sa santé décline rapidement et il meurt dans l’isolement le plus complet.

                            22. « Rhythm Club Stomp » – King Oliver and his Orchestra – New-York, 18/03/1930.

                                   Pers.: King Oliver, Dave Nelson (tp) – James Archey (tb) – Bobby Holmes (cl,ss) – Hilton Jefferson, ­Glyn Pacque (cl,as) – probl. Henry Duneau (p) Arthur Taylor (bjo) – Clinton Walker (tuba) – Fred Moore (dm)

                                   Disque : RCA Victor 430 592 – A6 (2’56)

–      Cat : Avant de nous quitter, connais-tu la différence entre un cornet et une trompette ?

–      Bird : Non, tu vas me l’apprendre, je n’en doute pas.

–      Cat : Ces deux instruments à vent à embouchure font partie de la famille des cuivres. Tous les deux sont munis d’un système de trois pistons et ont le même registre. Le cornet est en si bémol tandis qu’il existe des trompettes en si bémol, do, ré, et fa. En jazz, les musiciens utilisent généralement celle en si bémol.

Le timbre du cornet est moins brillant que celui de la trompette et il est un peu plus facile à aborder car son attaque est plus directe et il permet une plus grande vélocité. Il faisait partie des fanfares et des premiers orchestres de la Nouvelle-Orléans. Les raisons de son succès : l’encombrement réduit (il est plus ramassé que la trompette), le prix modique, la facilité de s’en procurer (les vestiges des orchestres militaires de la guerre de Sécession), la sonorité puissante, la simplicité d’apprentissage et de maniement

–      Bird : Alors pourquoi être ensuite passé à la trompette ?

–      Cat : Je t’ai dit là tout de suite que le cornet a un timbre moins brillant que celui de la trompette. C’est le fait de sa perce conique, alors que celle de la trompette est quasi cylindrique. Registre aigu, timbre brillant et volume sonore ont fait de la trompette la pièce maîtresse de l’orchestre néo-orléanais.

Le cornet ne sera pas totalement abandonné. Quelques musiciens en feront leur instrument de prédilection comme par exemple Muggsy Spanier et Bix Beiderbecke que nous retrouverons plus tard avec les « Chicagoans« , ou Rex Stewart, musicien de l’orchestre de Duke Ellington, ou encore Nat Adderley, représentant du « Be-Bop« . Mais c’est le « free-jazz » qui consacrera son retour avec Don Cherry notamment. Mais c’est une autre histoire !

                          23. ”West end blues” – King Oliver and his Orchestra – 16/01/1929

                                     Pers. : Louis Metcalfe (cnt) – J.C. Higginbotham (tb) – Charlie Holmes (ss, as, cl) – prob. Greely Walton (ts, cl) – Luis Russell (p) – Will Johnson (bjo, g) – Bass Moore (tuba) – Paul Barbarin (dm), King Oliver (dir).

                                    Disque : RCA Victor 430 592 – B1 3’34)

Cornet                                                                                  Trompette3
               Cornet à pistons                                                                                        Trompette

Ces instruments à vent, de la famille des cuivres, se composent d’une embouchure (1), qui s’insère dans un boisseau d’embouchure (2), de trois pistons, numérotés de un (4) à trois (7), de quatre coulisses d’accord (3, 6, 9, 10), d’un crochet pour l’auriculaire de la main droite (8), d’une clé d’eau (10) et d’un pavillon (11).

Discographie [2]

 

1)     New Orleans Jazz The ‘Twenties

Folkways F-RBF203 – 2CD1-9

2)     Louis Armstrong: 1923 with King Oliver’s Creole Jazz Band

Riverside Jazz Archives Series RLP 12-122 – 30 cm, 33T

3)     Johnny Dodds et Kid Ory – Jazz pour tous 3

PhilipsP 07.872 R – 25 cm, 33T

4)     Young Louis Armstrong

Riverside Jazz Archives Series RLP 12-101 – 30 cm, 33T

5)     The Chronogical – King Oliver Jazz Band 1923-1926

Classics 639 – CD

6)     The complete King Oliver’s Creole Jazz Band

MM PM527 2CD

7)     The Chronogical – King Oliver Jazz Band 1926-1928

Classics 618 – CD

 

8)     King Oliver et son orchestre

RCA Victor 420 592 S – 30cm, 33T

 

Bibliographie

  1. 1.   alson L.: (1962) – « Les Maiîres du Jazz » – Presses universitaires de France – Collection « Que sais-je? » – 548 – Paris.
  1. 2.   Bergerot F. (2001) – Le Jazz dans tous ses états, Larousse.
  1. 3.   Bergerot F., Merlin A. (1991) – L’épopée du Jazz Vol. I : Du blues au bop, Découvertes Gallimard N° 114.
  1. 4.   Carles Ph., Clergeat A., Comolli J.-L. : (1988) – « Dictionnaire du Jazz » – Editions Robert Laffont, coll. « Bouquins ».
  1. 5.   Longstreet S et Dauer A.M.: (1958) – « Encyclopédie du Jazz » adaptation française J. Bureau – éd. Aimery Somogy – Paris.

syncopators

 King Oliver and his Dixie Syncopators

Bud Scott (bj) – Paul Barbarin (dm) – Luis Russell (p) – King OLIVER et Bob Schoffner (tp)

section d’anches: Darnell Howard, Albert Nicholas, Barney Bigard


NOTES

 

[1]Ory « Kid«  Edward : Tromboniste afro-américain (* La Place, Louisiane, 25-12-1886 / … Honolulu, Hawaï, 23-1-1973). « Quant à Kid Ory, c’est du banjo qu’il joua d’abord… et quel banjo ! Il se l’était fabriqué lui-même avec de vieilles boîtes à cigares… Kid forme son premier orchestre à treize ans, dans la petite ville de Laplace, où il habite, à cinquante kilomètres de la Nouvelle-Orléans. On est alors en 1902. Les membres de l’orchestre ont tous à peu près le même âge… et des instruments du même genre, une chaise tient lieu de batterie. Il « se défendent » aux réunions locales, bals et pique-niques. Peu à peu, Kid Ory économise de quoi se payer un vrai instrument, et il choisit le trombone. Vers 1911, il se fixe à la Nouvelle-Orléans. Il a alors dans sa formation Johnny Dodds à la clarinette et, au cornet, King Oliver. Son orchestre se nomme le « Kid Ory’s Brownskin Band« , tous des noirs, et fiers de l’être, car alors, ils ont à supporter la concurrence des musiciens blancs qui jouent à l’imitation des créateurs authentiques. (Ce que l’on est généralement convenu d’appeler « musique Dixieland » est le jazz blanc de la Nouvelle-Orléans, et par extension, toute musique créée d’après le style authentique N.O.) En 1917, Louis Armstrong remplace dans la formation d’ORY, King Oliver, qui est parti pour Chicago. Par la suite, Ory monte lui-même à Chicago et retrouve ses collaborateurs devenus, eux aussi célèbres. C’est le début de toute une série d’enregistrements aux côtés des plus grands noms du jazz authentique d’alors. Et cette même année de la dépression où tant d’artistes disparaissent de la scène, Kid Ory semble s’éclipser lui aussi. En 1931, il passe à un autre genre d’exercice et se met, en compagnie de son frère, à l’élevage des poulets.

Orson Welles, alors producteur de radio, le redécouvre en 1944, et, plus gaillard que jamais, Kid Ory recommence à jouer et à enregistrer… Et il continue, puisqu’en 1956 il est venu donner une série de concerts en Europe.

On s’accorde généralement à reconnaître en Kid Ory le maître du trombone « vamp », des longs glissandos, des basses baladeuses et allègres. Il a été le chef de file de toute une école et a marqué d’une empreinte indélébile le jazz de son époque. » Traduction de Boris Vian d’après Georges Avakian (pochette du disque Philips P 07.872 R).

[2] Discographie (King Oliver’s Creole Jazz Band ou King Oliver’s Jazz Band )

 Titre  Musiciens  Date d’enregistrement(André Clergeat)  Autres dates
Just Gone Joe «King » Oliver, Louis Armstrong (crt) – Honoré Dutrey (tb) – Johnny Dodds (cl) -Lillan «Lil» Harding (p) – Arthur «Bud» Scott ou Bill Johnson (bjo) – Warren «Baby» Dodds (dm) 5 avril 1923 (Richmond) 6 avril 1923
Canal Street Blues les mêmes comme ci-dessus comme ci-dessus
Mandy Lee Blues les mêmes comme ci-dessus comme ci-dessus
I’m Going Away to Wear You Off my Mind les mêmes comme ci-dessus comme ci-dessus
Chimes Blues les mêmes comme ci-dessus comme ci-dessus
Weather Bird Rag les mêmes 6 avril 1923 (Richmond) 6 avril 1923 (Richmond)
Dipper Mouth Blues – 1 les mêmes comme ci-dessus comme ci-dessus
Froggie Moore les mêmes comme ci-dessus comme ci-dessus
Snake Rag les mêmes comme ci-dessus comme ci-dessus
Snake Rag – 2 les mêmes mais définitivement avec Arthur «Bud» Scott  (bjo) Juin 1923 (Chicago) non listé
Sweet Lovin’ Man les mêmes comme ci-dessus non listé
High Society Rag les mêmes comme ci-dessus non listé
Sobbin’ Blues – 1 les mêmes comme ci-dessus non listé
Where Did You Stay Last Night ? les mêmes comme ci-dessus non listé
Dipper Mouth Blues – 2 les mêmes comme ci-dessus non listé
Jazzin Babies Blues les mêmes comme ci-dessus non listé
Mabel’s Dream – 1 les mêmes sans Arthur «Bud» Scott  (bjo) mais avec Charlie Jackson (sb) comme ci-dessus octobre 1923 (certains ont même avancé la date de novembre 1924)
Mabel’s Dream – 2 les mêmes comme ci-dessus comme ci-dessus
The Southern Stomps – 1 les mêmes comme ci-dessus comme ci-dessus
The Southern Stomps – 2 les mêmes comme ci-dessus comme ci-dessus
Riverside Blues les mêmes comme ci-dessus comme ci-dessus
Alligator Hop les mêmes plus Paul «Stomp» Evans (st) plus Johnny Saint-Cyr (bjo) 5 octobre 1923 (Chicago) 5 octobre 1923 (Richmond)
Zulu’s Ball les mêmes comme ci-dessus comme ci-dessus
Workingman Blues les mêmes comme ci-dessus comme ci-dessus
Krooked Blues les mêmes comme ci-dessus comme ci-dessus
Chatanooga Stomp les mêmes sans Charlie Jackson (sb) ni Paul «Stomp» Evans (st) tandis qu’Eddie Atkins remplace Honoré Dutrey (tb) 15 octobre 1923 (Chicago) non listé
London (Café) Blues les mêmes comme ci-dessus non listé
Camp Meeting Blues les mêmes comme ci-dessus non listé
New Orleans Stomp les mêmes comme ci-dessus non listé
Buddy’s Habit – 1 Joe «King » Oliver, Louis Armstrong (crt), Honoré Dutrey (tb), Johnny Dodds (cl), Lillian «Lil » Hardin (p), Johnny Saint-Cyr (bjo), Warren «Baby» Dodds (dm) fin octobre, 1923 non listé
Tears les mêmes comme ci-dessus non listé
I’m Gonna Tell Nobody les mêmes comme ci-dessus non listé
Room Rent Blues les mêmes comme ci-dessus non listé
Riverside Blues – 2 les mêmes comme ci-dessus non listé
Sweet Baby Doll les mêmes comme ci-dessus non listé
Working Man Blues – 2 les mêmes comme ci-dessus non listé
Mabel’s Dream – 3 les mêmes comme ci-dessus non listé

Quatre autres titres ont, depuis quelques années, été ajoutés à cette liste. Ce sont des pistes enregistrées le 5 octobre 1923, en même temps que « Alligator Hop » (numéro 11633 – B) et « Krooked Blues » (11638), cités ci-dessus et mis en marché sous le numéro 5274 :

« When You Leave Me Alone to Pine »  – numéro 11632 – A, B et C

« That Sweet Something Dear »  – numéro 11634 – C – Gennett 5276

« Someday Sweeheart » – numéro 11637 – A, B et C

« If You Want My Heart (You’ve Got to ‘low it, Babe) » – numéro 11639 – B – Gennett 5276

De ces enregistrements, on n’a jamais retrouvé la trace et cela est d’autant plus malheureux que ce serait sur « Someday Sweetheart« qu’on aurait pu entendre la seule prestation enregistrée du guitariste « Blind Willie » Lessard  en remplacement, pour cette piste, de Johnny Saint-Cyr.

Quant aux numéros 11635 et 11636, on en a retrouvé qu’une seule copie. – Ce sont : « Zulu’s Ball » et « Workingman Blues » (disque Gennett 5275). – Voir à « Zulu’s Ball« .

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