Généalogie des Six (branches de la Bréderie et du Terrail)

I.     Etymologie du patronyme Six

Si l’on se réfère au « Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane et dans les régions limitrophes », on trouve cette définition :

« Six, Sicx 1794 ″Jean François Six″ Namur : pourrait être le chiffre 6, soit comme surnom de joueur (double six aux dés) (FD) ou comme nom d’enfant trouvé à cette date, mais aussi une altération ou une réduction de Sixt(e), nom de plusieurs saints et papes, ou un dérivé de l’anthrop. Germ. Sicco (Carnoy, p. 62). Comp. 1699 ″Jacques-Servais Sicq″ Namur » [1]

Ces différentes hypothèses, avancées pour expliquer l’origine de ce nom, semblent toutefois sans fondement

Selon le médiéviste Bernard Guenée de l’Institut de France et de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, « la famille Six est dite, à l’origine, de Sixiaco ou de Sisiaco. Le seul village dont il peut être question est le village de Sissy, qui se situe dans l’Aisne, dans le canton de Ribemont […], j’aurais tendance à croire, jusqu’à nouvel ordre que les Six s’appellent Six parce qu’ils viennent de Sissy. […] Il semble donc qu’on puisse raisonnablement conclure qu’une famille enracinée à Sissy a donné, au XIe siècle, un chevalier, châtelain du Casteau-Cambrésis […] »[2].

A l’heure actuelle, il semble que l’origine toponymique soit celle à retenir, car la majeure partie des diverses branches de la famille Six est originaire du Nord de la France. Elles ont ensuite émigré pour diverses raisons, guerres de religions notamment.

Le village de Sissy se trouve à 15 Km de Saint-Quentin, près du canal de la Sambre et de Ribemont. Le nom primitif était Sextiacum, qui semble venir du gentilice Sextus, famille romaine non noble dont les descendants sont venus s’installer en Gaule, à la suite des légions.

II.     Statistiques et population des Six

Le patronyme Six est peu répandu en Belgique, il l’est davantage dans le Nord de la France (région de Lille). Selon l’annuaire téléphonique de 2008-2009, on en dénombre 35 pour Bruxelles et ses alentours. Selon des informations statistiques, publiés en 1999 par Halbert’s Family Heritage, dont je ne connaît pas la fiabilité, le nombre des Six de par le monde se répartissait comme suit :

–        Allemagne :                  2.730

–        Australie :                            13

–        Autriche :                      1.735

–        Belgique :                       1.280

–        Canada :                                59

–        Etats-Unis :                    1.417

–        France :                          4.928

–        Grande-Bretagne :            33

–        Italie :                                    17

–        Nouvelle-Zélande :             2

–        Pays-Bas :                          208

–        Suisse :                                   53

Soit un total de :                 12.475

 

Des chiffres plus fiables, tirés du « Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane et dans les régions limitrophes », donnent la répartition du nom par province belge :

–        Anvers :                              103

–        Bruxelles                               71

–        Brabant flamand                 66

–        Brabant wallon                     21

–        Flandre occidentale        887

–        Flandre orientale              113

–        Hainaut                                  165

–        Liège                                          13

–        Limbourg                                 14

–        Luxembourg                             9

–        Namur                                       29

Total                                              1.491

 

III.     Quelques définitions

Diverses souches Six se retrouvent dès le XVIe siècle au Nord de Lille. Certaines ont leur origine sur la paroisse de Wambrechies, dont celle qui a donné naissance à la lignée des fermiers ″censiers″ de la Brederie (du début du XVIe siècle à 1629) et du Terrail (jusqu’en 1691). De la branche du Terrail sont issus les seigneurs de Thieffries à Baisieux.

Avant d’entreprendre la généalogique des deux branches citées ci-avant, il est utile de rappeler quelques définitions relatives au terme de ″censier″ et de ses dérivés.

  1. Dictionnaire de la langue française d’Emile Littré, abrégé par A. Beaujean – Editions Universitaires 1958. Ce dictionnaire a été publié pour la première fois entre 1863 et 1872. Maximilien-Emile Littré (1801-1881) était médecin, philosophe et homme politique considéré comme un des chefs du positivisme. L’auteur applique à l’étude de la langue son système philosophique, en se proposant de recueillir tout ce qui peut servir à éclairer l’histoire de la langue française.

Contrairement au dictionnaire de l’Académie, le Littré donne le sens propre et le sens figuré de chaque mot à travers les âges.

●    Cens (latin ; census XIIIe s. Beaum.) : Féodal : Redevance due à raison de la jouissance d’un bien // Quotité d’imposition, de revenu, de propriété ou de loyer, nécessaire pour être électeur ou éligible dans certains pays. Cens électoral.

●    Cense (bas latin : censa), n. f. Métairie. Vieux et dialecte.

●    Censier, ère, adj. et n. Féodal : celui, à qui le cens était dû // Celui qui devait le cens // Livre où s’enregistrait les cens.

●    Censive (latin médiéval : censiva XIIIe s.), n. f. Droit féodal : étendue des terres d’un fief soumises à un cens // Terre à charge de cens, réputée roturière par opposition au fief noble // Redevance en argent ou en denrées que certains biens devaient au seigneur dont ils relevaient // Droit du seigneur censier.

  1. Dictionnaire Encyclopédique Quillet, Librairie Aristide Quillet, 1937. Comme son titre l’indique, cette encyclopédie donne de plus amples renseignements historiques et juridiques.

 

●    Cens, n. m. (latin : census, même sens) Antiquité : dénombrement des citoyens romains et de leurs biens. Féodal : redevance en argent payée annuellement au seigneur. Cens est rente. Payer le cens. Abandonner la terre pour le cens. – Figuré, cette dernière phrase signifie encore, renoncer à un bien, parce qu’il est plus onéreux que profitable. // Cens électoral. Voir ci-après.

Hist. – Au Moyen âge, le cens était la redevance payée au seigneur, soit à titre personnel (par exemple, le census capitis du serf), soit à titre réel pour une terre roturière. Le cens était indivisible, imprescriptible et portable. Par suite de la dévalorisation constante de l’argent, le cens perdit peu à peu toute valeur, et, dès le XIVe s. ne fut plus que récognitif du domaine éminent du seigneur. Le bail à cens était la concession du domaine utile d’un bien, à charge au tenancier de payer au seigneur un cens lui reconnaissant le domaine direct.

●    Cense, n. f. (bas latin : censa, fermage, redevance). Métairie, ferme (N’est en usage que dans certaines parties de la France et de la Belgique). Droit féodal : terre soumise au cens.

●    Censier, ière, adj. (de cens) Droit féodal : celui, celle à qui le cens était dû. // Se disait du livre où s’enregistraient les cens. Un livre censier, ou comme nom, un censier. = Censier, n. m. Celui qui percevait le cens. // Celui qui tenait une cense.

●    Censive, n. f. (de cens). Droit féodal : terre roturière concédée à charge d’un cens payé au seigneur annuellement. // Manière dont était possédé une terre roturière.

Hist. – Dans la concession à censive, le domaine était divisé entre le seigneur censier qui avait le domaine direct et le censitaire qui n’avait que le domaine utile, sans valeur honorifique. Le censitaire devait le cens, mais aucun des services personnels (service militaire, hommage, fidélité, etc.), du vassal noble. La censive était en somme une sorte de fermage perpétuel.

L’ancêtre commun aux deux branches, connu à ce jour (DAC = dernier ancêtre commun, terme utilisé en paléoanthropologie), est un certain Mathieu Six, originaire de Wambrechies, actuellement dans les faubourgs de Lille. Il constitue ainsi le premier degré de cette généalogie.

IV.     Les Six de la Brederie et du Terrail

 

Le dernier ancêtre commun aux deux branches auquel nous sommes parvenu est Mathieu Six.

Une autre branche, celle des Six de Cambresis, sans lien direct apparent avec celles qui nous occupe, permet de remonter jusqu’en l’an 1050, avec une certain Landry Six, chevalier, châtelain du Château de Cambresis, selon une charte de l’abbaye de Saint-André. Toutefois, il est intéressant de souligner qu’en 1584, un certain Charles Six, huguenot originaire du Cambrésis (Nord de la France) émigra à Amsterdam pour fuir les persécutions religieuses. Il donna naissance à un fils Jan Six qui deviendra bourgmestre d’Amsterdam et mécène de Rembrandt. Le peintre fit plusieurs portrait de celui-ci que l’on peut découvrir au musée Six à Amsterdam. Cette généalogie fera l’objet d’un autre article.

 

I.          Six Mathieu (° 1400/1410, Wambrechies – … avant 1475). Il fut le père de :

1)   Jacques ou Jacquemin (° 1435/1445, Wambrechies – … avant le 18-6-1492), auteur de la branche des Six du Terrail (branche B), que nous développons ici. Il achète la bourgeoisie[3] de Lille après la Toussaint 1475 (A.C. Lille). Il épouse Jacquemine Lezaire (° 1430/1445 – … après 1492, Wambrechies), censière de la Cense du Terrail (Terrage ou Terrache) à Wambrechies, d’un pré à Bousbecque, et d’une dîme, qui appartenaient au couvent de la Neuve-Abbiette de Lille (bail de 1507 – A.D.N.130 H 215[4]). En 1492, Jacquemine Lezaire, avec la caution de son frère Henry, reprend la dîme dite ″du Quesnoy″ appartenant à l’abbaye de Marquette, et se cueillant sur les paroisses de Wambrechies, Quesnoy et Deulemont (A.D.N. 33 H 112).

2)   Guillaume, fondateur de la branche des Six de la Bréderie, que nous reprendrons dans un prochain article.

Les Six du Terrail

II.     Jacques Six, (fils de B.1.) – (° 1470/1480, Wambrechies – … 26-08-1558, Wambrechies), laboureur, censier de la Cense du Terrail à Wambrechies. Il rachète la bourgeoisie de Lille le 21 novembre 1500 [5]. Son épouse dont on ne retrouve pas le nom est morte en 1543 [6]. De leur union naît :

1)   Jean (° 1490/1500, Wambrechies – … 1530/1558, Wambrechies). Par mariage avec Valentine de Thieffries, il donne naissance à la branche des Seigneurs de Thieffries qui fera l’objet d’un autre article.

2)   Jacques (° 1500/1520, Wambrechies – … 1558, Wambrechies), laboureur et censier de la Cense du Terrail à la suite de son père [7]. Il est le père de 3 enfants.

A.   Salomon (° 1540/1560, Wambrechies ? – … ?, Verlinghem), également laboureur et censier de la Cense du Terrail [8]. Il est probable qu’il ait épousé Catherine Beghin, fille de Julien et d’Isabeau Delebecque et vraisemblablement beau-frère de Gilles Six de la branche de la Bréderie. Il quitte la Cense du Terrail pour s’installer à Verlinghem. Ses 3 enfants, héritiers de terre à Quesnoy, tenues de l’échevinage de Frelinghien [9], sont :

a)   Jean (° 1560/1590 – … après 1622, Quesnoy-sur-Deule), laboureur à Verlinghem en 1611 [10], puis à Quesnoy-sur-Deule en 1622 [11]. Il épouse une Jeanne Cornille ou une Marguerite Goumon (à préciser).

b)   Catherine (° 1570/1600 – … ?, Quenoy-sur-Deule). Elle convole en justes noces avec Antoine Clarisse, fils de Pierre, laboureur à Quesnoy-sur-Deule.

c)   Françoise (° 1590/1610 – … après 1646, Houplines) Elle épouse Olivier Coisne de Verlinghem.

B.   N ? (° 1550/1560 – … ?). On ne connaît rien de cette personne si ce n’est qu’elle aurait épousé un certain Jacques Frémault (° 1550/1560 – … ?).

C.  vraisemblablement Jean (°  1558, Wambrechies – … 27-04-1607, Wambrechies), laboureur, censier de la Cense du Terrail. L’homonymie des prénoms, l’absence de dates de naissance et d’alliances laissent subsister un doute. Est-il le beau-frère d’un Jean Dumont, de Quersnoy-sur-Deule, en ayant épousé la sœur de celui-ci ? Il eut pour fils :

a)   Jacques (° 1590, Wambrechies – … 1622, Wervick ou Wambrechies), laboureur à Bondues. A la mort de son père reprend la Cense du Terrail à Wambrechies. Il épouse Marie Delannoy, fille de Piat et de Jean du Castel, de Linselles. Marie devient censière à la mort de son mari. Ils eurent trois enfants :

aa)    Marie (° 16-10-1620, Wervick ou Wambrechies – … 03-06-1688, Comines). Elle épouse le 26 mai 1645, à Comines, Georges Fremault, fils de Jacques et d’Antoinette Dolhain, né à Wervicq et baptisé dans cette ville le 28 mai 1614. Il est laboureur et censier de la Cense d’Egrelo à Bas-Warneton [12]. Le 5 janvier 1646, il devient bourgeois de Lille par achat.

bb)      Jacques (°  1620, Wambrechies ou Wervick – … avant 1670, Wambrechies) de la Cense des Aulnois. Il épouse en premières noces Jacqueline Desreumaux (° 1620/1630 – … ?), puis à la mort de celle-ci, Catherine Clais (° avant 1625 – … 21-02-1711, Wambrechies) [13]. Il est à la base du rameau des Six des Aulnois.

Du premier mariage avec Jacqueline Desreumaux, naîtront :

.1.  Jean (°  1630/1650, Wambrechies ? – … après 1703, Wambrechies), laboureur aux Aulnois à Wambrechies. Il épouse, le 9 janvier 1670, à Bousbecque, Antoinette Le Houcq (° ? – … 30-08-1694, Wambrechies), fille d’Antoine et d’Antoinette Dumortier, baptisée le 13 mars 1651 à Bondues. Les enfants nés de cette union sont repris en III.

Du deuxième mariage avec Catherine Clais, naîtront :

2.   Catherine (° 1655/1660, Wambrechies – … 21-06-1701, Bondues), Elle épouse en premières noces (14-02-1688, Wambrechies [14]) Philippe Roussel, fils de Jean et de Marie Lambert. Elle s’unit à Thomas Deleporte, fils d’Otte le 20 juillet 1694, à Bondues.

3.   Marie Madeleine (°  16-03-1660, Wambrechies – … 19-02-1694, Wambrechies). Elle épouse le 5 février 1684, à Wambrechies, Léandre de Ghestem (° 09-01-1659, Wambrechies – … 04-04-1740 ; Wambrechies), laboureur, fils de Valentin et de Michèle Behagte. A la mort de son épouse, il se remariera une première fois avec Marie-Françoise Facon, puis une seconde fois à Agnès Flippo.

4.   Antoine (° 1660, Wambrechies – … 1685/1712), laboureur, marié [15] à Isabeau Roussel, fille de Jean et Marie Lambert, veuve de Gilles de Ghestem. Isabeau épousera en troisièmes noces Pierre Dumont. Descendance, voir IV.

5.   Jacques (° 1660/1680, Wambrechies – … 07-01-1738, Wambrechies), laboureur à la Planche Piétin à Wambrechies. Epouse, le 1 juillet 1688 à Wambrechies, Marie Leplat (° 23-02-1660, Quesnoy-sur-Deule – … 07-01-1738, Wambrechies), fille d’Antoine et de Marie Delelys. Ils auront un enfant. Voir V..

6.   Pierre (° 1660/1670, Wambrechies – … avant le 30-06-1696, Dixmude), marchand.

cc)     Dominique (° vers 1622, Wambrechies ou Wervick – … 1690, Bondues ou Wambrechies), laboureur, censier du Terrail [16]. Il est marié une première fois (1645) à Jeanne Bierre (° 1625, Linselles – … ?), fille de Jean de Linselles, puis à Jeanne Corman (° 1620/1630 – … 08-04-1699, Wambrechies), fille de Pierre et Catherine Fremault. A la mort de Jeanne, le bail de la Cense du Terrail est concédé à Léopold Leblancq. Ensuite il passe aux mains des Vandame, dont une branche occupait déjà la Cense de la Bréderie [17].

Pour la descendance de Dominique, voir IV.

III.    Descendance de Jean Six et d’Antoinette Le Houcq

1)   Antoine (° 1670, Wambrechies – … 30-05-1713, Marquette), laboureur. Il épouse le 19 février 1697 à Wambrechies, Marguerite Destailleurs (3ème degré de consanguinité), fille de Philippe et de Jeanne Desreumauxx. Elle se mariera en secondes noces avec Bon Joseph Carlier.

2)   Elisabeth (° vers 1679, Wambrechies – … 24-03-1768, Wambrechies). Elle se marie, le 26 août 1698 à Wambrechies [18], à Jean-Pierre Bonte (° vers 1671 – … 14-10-1761, Wambrechies), laboureur, fils de Jean et Marie-Anne Leuridan.

3)   Guillaume Lambert (°  vers 1689, Wambrechies – … 23-04-1725, Quesnoy-sur-Deule), laboureur. Il épouse, le 21 juin 1712 à Wambrechies, Marie Vanry (ou Vary) (° vers 1690 – … 14-04-1725, Quesnoy-sur-Deule), fille de François et de Marie-Jeanne Le Saffre. De leur union naquirent 6 enfants.

A.  Marie (° 24-03-1713, Wambrechies – … ?)

B.  Frédéric (° 06-04-1714, Quesnoy-sur-Deule – … après 1761). Le 7 avril 1761, il épouse Angélique Sinnesalle (° vers 1735 – … ?), à Frelinghem.

C.  Guillaume (°06-10-1715, Quesnoy-sur-Deule – … 04-10-1788, Quenoy-sur-Deule), fermier, cultivateur et censier. Le 31 août 1756, à Quesnoy-sur-Deule, il épouse Jeanne-Thérèse Becquart (° 26-09-1728, Quesnoy-sur-Deule – … 10-prairial VI = 01-05-1798).

a)   Catherine (° 23-08-1756, Quesnoy-sur-Deule – … 07-05-1829, Quesnoy-sur-Deule). Elle épouse Jean-Baptiste Leclercq. De leur union naquirent 7 enfants.

b)   Jean-Baptiste (° 15-09-1762, Quesnoy-sur-Deule – … 1-05-1833, Comines). Il est baptisé le jour de sa naissance. Epouse Catherine Des Reumaux (° 31-12-1767, Erquighem – … 16-02-1833, Comines), le 4 septembre 1789 à Quesnoy-sur-Deule

aa)    Augustin (° 7-12-1790, Quesnoy-sur-Deule – … 8-09-1880, Quesnoy-sur-Deule). Epouse Julie Lutun, le 21 avril 1816 à Quesnoy-sur-Deule.

bb)    Félicité (° 1796, Quesnoy-sur-Deule – … 11-03-1861, Comines). Epouse Clarisse Michel, le 5 avril 1837 à Comines.

cc)     Jean-Baptiste (° 1798, Quesnoy-sur-Deule – … 1837 Comines). Il épouse en premières noces Anne Duthoit, le 18 novembre 1835 à Comines, puis en seconde noces Aimée Duhamel, le 6 mai 1837 également à Comines.

dd)    Firmin (° 1-04-1799, Quesnoy-sur-Deule – … 22-08-1877, Wulvergem). Il épouse, le 21 octobre 1835, Marie Leclercq (° 1801, Quesnoy-sur-Deule – … 16-06-1851, Comines), à Comines, dont il eut un enfant.

1.   Jean-Baptiste Joseph, (°  5-09-1841, Comines – F – … 10-12-1921, Nieuwkerke), laboureur. Il épouse, le 30-04-1872, à Nieuwkerke, Mathilde Florence Castryck (° 20-08-1844, Wulvergem – … 5-05-1932, Nieuwkerke), fille de Jean-Baptiste et de Alexandrine Sophie Perein.

Note : Ont fêté leurs 50 ans de mariage le 25 mai 1921. De leur union sont nés huit enfants. Voir VI.

ee)     François (° 1799, Quesnoy-sur-Deule – … ?).

ff)      Louis (° 1807, Quesnoy-sur-Deule – … ?).

gg)    Sophie (° 23-08-1811, Quesnoy-sur-Deule – … ?). Epouse Henri Cousin le 21 août 1833 à Comines.

D.  Marie (°  15-08-1717, Quesnoy-sur-Deule – … ?) ;

E.   Jean-Baptiste (° 28-03-1719, Quesnoy-sur-Deule – … ?) ;

F.   François-Joseph (° 09-03-1719, Quesnoy-sur-Deule – … après 1761, Quesnoy-sur-Deule) ;

4)   Pierre (°  vers 1687, Wambrechies – … 10-10-1770, Wambrechies), laboureur. Marié, le 8 janvier 1715 à Linselles [19], à Marie-Anne Coutelle (° 01-06-1691, Linselles – … 24-05-1753, Wambrechies), fille de Jean et d’Adrienne Casier. Ils eurent 2 enfants.

A.   Jacques (° 08-1687, Wambrechies – … 28-12-1808, Frelinghien),  cultivateur. Il épouse, en 1748 ou 1778, en premières noces Marie-Jeanne Hovelage (° 1730/1740 – … ?, Wambrechies), puis Marie-Rose Leuridan (° vers 1726, Frelinghien – … après 1810, Frelinghien), le 19 septembre 1780 à Frelinghien.

B.   Jean (°  1730/1735, Wambrechies – … vers 1781, Quesnoy-sur-Deule). En 1756-1757, il épouse, à Quesnoy-sur-Deule, Catherine Le Saffre (° 1720/1740 – … après 1784, Quesnoy-sur-Deule).

5)   Jean (°  vers 1688, Wambrechies – … après 1705, Wambrechies), laboureur. Epouse, le 5 novembre 1705 à Wambrechies, Marie-Jeanne Dubar, fille de Philippe et de Marie-Marguerite Hoyel. Ils eurent 4 enfants.

A.   Eléonor Joseph (° 1710/1720, Wambrechies – … avant 1760, Comines). Elle épouse Adrien Meurisse (° 1710/1720 – … après 1760).

B.   Pierre-Joseph (° 1710/1720 – … après 1760, Wambrechies) ;

C.  Marie-Carherine (° 1710/1720 – … après 1759, Comines). Prend pour époux, en premières noces, Jean-Baptiste Meurisse (° 22-11-1714, Bousbecque – … avant 1759), le 30 mai 1741 à Wervicq, puis en secondes noces, Pierre-Michel Descamps (° 1710/1730 – … ?), le 10 novembre 1759 à Comines.

D.  Marie-Jeanne (° 22-11-1716, Wambrechies – … 15-06-1790, Quesnoy-sur-Deule). Elle épouse Louis Joseph Val (° 05-10-1706, Quesnoy-sur-Deule – … ?), le 21 mai 1739 à Quesnoy-sur-Deule.

IV.    Descendance d’Antoine Six et Isabeau Roussel.

1)   Marie (° 1680/1690, Wambrechies, – … ?).

2)   Antoine-Jean (° vers 1686, Wambrechies – … 16-07-1741, Lille), fermier à Wambrechies. Il épouse, le 4 juillet 1722 à Deulemont, Marie-Jeanne Plantefebve (° 11-03-1699 – … 22-04-1746, Lille). Ils eurent trois enfants.

A.   Isabelle Joseph (° vers 1731, Lille – … 19-10-1814, Lille). Epouse Jean-François Frappe (° 22-02-1712 – … 11-02-1777, Lille), le 1er juillet 1764 à Lille.

B.   Marie !° 12-09-1732, Lille – … 23-03-1814, Lille) Elle prend pour époux, le 6 octobre 1767 à Lille, Jean-Antoine Becquet (° 1730/1740 – … ?).        

C.  Jean-Joseph (° 25-06-1739, Lille – … 23-09-1815, Lille), cultivateur. Il épouse Marie-Elisabeth Cuvelier (° 13-02-1746, Quesnoy-sur-Deule – … 10-01-1804, Lille), le 7 janvier 1768 à Lille.

V.      Descendance de Jacques Six et Marie Leplat

1)   Marie-Catherine (° 1693, Frelinghien – … 11-06-1785 Frelinghien). Elle épouse Louis Ghesquière le 10 janvier 1719 à Frelinghien.

VI.    Descendance de Jean-Baptiste Joseph Six et de Florence Castryck.

1)   Marguerite

2)   Jules

3)   Arthur Gustave (° 20-10-1874, Wijtschate – … 15-05-1917, Nieuwkerke)

4)   Julienne Adélaïde Pauline (° 2-04-1876, Wijtschate – … 30-07-1958, Messines. Elle épouse Louis Bossaert (° 16-05-1882, Wulvergem – … 2-01-1944, Messines). Le couple s’occupe d’une ferme. Il n’eut pas d’enfant.

5)   Valérie (° 13-10-1877, Wijtschate – … 17-02-1955, Messines). Epouse Henri Vermeulen, le 25 mai 1921 à Nieuwkerke (Neuve-Eglise), le jour anniversaire des noces d’or de ses parents. Ils sont fermiers. Ils ont habité Dranoutstraat à Neuve-Eglise ( ?) la maison près de l’imprimerie Lasure. N’ont pas eu d’enfant.

6)   Léon Joseph (° 25-08-1879, Wijschate – … 7-06-1949, Leuven), laboureur. Epouse Blanche Marie Desramaux (° 24-08-1877, Ploegsteert – … 19-12-1942, Neuve-Eglise), le 14 février 1906 à Nieuwkerke (Neuve-Eglise). Elle est la fille de Pierre François Desramaux et de Sylvie Joseph d’Halluin. Ils ont vécu au lieu-dit « In de Zepe », Zepestraat à Neuve-Eglise, jusqu’à la première guerre mondiale, puis à Kemmelstraat à Neuve-Eglise, et ensuite Dranouterstraat à partir du milieu des années 1920. Ils eurent trois enfants. Est décédé d’un cancer à l’estomac.

A.   Irène Sylvie Cornélie (° 16-12-1906, Nieuwkerke – … 30-10-1976, Leuven). Elle épouse Frans Quintyn (° 18-09-1910, Hofstade – … 2006, Bruxelles), le 2 août 1937 à Nieuwkerke. Ils ont habité à Groot-Bijgaarden. Ils ont eu deux enfants : François et Micheline.

B.   Irénée Pierre Joseph (° 9-02-1909, Neuve-Eglise – … 5-04-1996, Ypres). Epouse Louise Léonie Blancquart (° 5-061920, Wulvergem – … 3-11-1988, Ypres), le 21 août 1946 à Wulvergem. Ont vécu au 38 Dranouterstraat à Nieuwkerke. Ils eurent sept enfants. Irénée est décédé du zona.

a)   Denise (° 17-06-1948, Nieuwkerke – … 2006, Ypres). Elle épouse Daniël Lequeu, le 13 septembre 1969 à Nieuwkerke. De leur union naîtront Sylvain (°7-04-1972, Torhout) et Evelyne (° 28-12-1980, Torhout).

b)   Joseph (° 24-09-1949, Nieuwkerke)

c)   Nelly (° 23-09-1950). Epouse Marcel Allaeys, le 30 avril 1970, à Nieuwkerke. Divorcée. Elle a un enfant avec Marcel Allaeys, Pascaline (° 15-10-1970, Assebroek).

d)   Jean-Marie, enfant mort-né (11-07-1953, Nieuwkerke).

e)   Raymond (° 8-12-1954, Nieuwkerke), imprimeur. Epouse Mia Bauw, le 29 mai 1976, à Westouter. Vivent au 38B, Dranouterstraat, à Nieuwkerke.. Ils ont quatre enfants.

aa)    David (° 8-12-1977, Poperinge), électricien.

bb)    Marleen (° 1-12-1981).

cc).    Lieven (° 1-12-1981, Poperinge) sœur jumelle de Marleen.

dd)    Marjolein (° 29-07-1986, Poperinge.

f)    Réjean (° 18-12-1959, Ieper). Epouse Carla Matthys, le 4 mai 1985, à Middelkerke. Ils ont deux enfants

aa)    Caroline (° 8-10-1985, Wilrijk).

bb)    Sophie (° 3-05-1988, Wilrijk).

g)   Mariette (° 6-03-1965, Ieper. Epouse Marc Cornette, le 4 juillet 1987, à Mesen (Messines). Ils ont un enfant : Wouters (° 17-06-1991, Deurne). Elle est employée dans un magasin et vit à Anvers.

C.  Maria (° 12-10-1912, Nieuwkerke – … 1-03-1953, Martainville –F). Epouse Louis Verhaeghe (° 7-07-1906, Kemmel – … 7-04-1984, Ypres), le 23 septembre 1931, à Nieuwkerke. Ils ont vécu au 26, Dranouterstraat, à Nieuwkerke, puis à Martainville-Epreville (F). Ils eurent une fille (Yvonne) et un garçon (André) nés à Nieuwkerke. Louis devient fermier au château de Martainville en 1938. Son fils a été maire de la ville. Yvonne a épousé Gilbert Dewulf, ils ont une ferme près d’Evreux.

7)   Camille Alfred (° 5-05-1884, Wijtschate – … 17-05-1956, Nieuwkerke), négociant en vins. Epouse en premières noces Clotilde Flore Angeline Bossaert (° 21-06)1884, Nieuwkerke – … 21-10-1931, Nieuwkerke), puis en secondes noces Marie-Louise Deroulez. Du premier mariage, naîtront un enfant mort-né (Roger, 1908) et deux enfants viables. Du second mariage naîtra une enfant mort-né (Jean-Baptiste – 1938). Camille est décédé d’une broncho-pneumonie, tandis que sa première épouse a succombé à la suite d’une crise cardiaque.

A.   Roger (° 1908, Nieuwkerke – … 1908, Nieuwkerke). Décédé d’une coqueluche peu après sa naissance.

B    André Isidore Camille Arthur (° 3-02-1910, Nieuwkerke – … 31-12-2001, Schaerbeek). Il épouse Nelly Laroche (° 1-12-1914, Schaerbeek – … 25-01-2001, Schaerbeek), fille de Charles et d’Alice Bézerie, le 25 juin 1935, à Schaerbeek. Officier de l’armée belge, il fit carrière à la colonie (Congo Belge) dans la Force Publique (FP), de 1935 à 1960. Quelques mois avant l’indépendance du Congo, il est nommé commissaire extraordinaire pour la Province du Kivu et du Maniéma. Il est chargé d’africaniser les cadres du bataillon dont il est responsable. Lors de mise à la retraire, il avait le grade de lieutenant-colonel. En décembre 1960, il fait partie de la Commission chargée d’examiner le comportement individuel des officies et sous-officiers de la Force Publique lors des événements qui ont conduit à l’indépendance du Congo.

      Ils eurent trois enfants.

a)   Robert Camille Louis Charles(°19-04-1936, Costermansville – Congo belge), baptisé le 4-07-1936. Technicien en électromécanique (1953-1956) de l’Ecole Technique Secondaire de Léopoldville, Ingénieur industriel en électromécanique de l’Université du Travail Paul Pastur de Charleroi (1956-1959). Brevet de capacité en Sciences nucléaires appliquées de l’U.T.

1-04-1960 au 30-03-1960, stage dans les bureaux d’études –physique nucléaire de la M.B.L.E.

1-04-1960 au 30-06-1961, service militaire (officier de réserve T.T.R.).

1-07-1961, engagement sous contrat à la M.B.L.E. où il fait carrière. A partir de 1990, travaille au bureau de construction de Thomson.

               Il épouse Marie-Hélène Levée (° 8-10-1938, Saint-Cast – F – … 23-09-2003, Schaerbeek), fille de Jean  et de Hélène Conoir, le 17 avril 1964 à Paris (17ème arrondissement). Ils eurent deux enfants.

aa)    Laurent André Jean (° 8-11-1965, Uccle), licencié en Histoire (U.L.B.). Enseignant à Schaerbeek dans le réseau officiel.

Epouse Ilta Bernard (° 26-03-1966), le 7 septembre 1991 à Molenbeek. Divorcé en 1993, il vit avec Anne Lesire qui a deux enfants d’un premier mariage.

bb)    Isabelle Claudine Hélène (° 27-06-1969, Uccle) , licenciée en Histoire de l’art, spécialisation en Arts non européens et gestion culturel de L’U.L.B. Engagé au Musée communal d’Ixelles où elle occupe un poste d’assistante scientifique. Responsable de la revalorisation du Musée Camille Lemonnier. Célibataire.

b)   Michel Charles Marie André (° 26-05-1940, Léopoldville – Congo belge), baptisé à Léopoldville, le 2 juin 1940. Technicien en électricité-électronique (1955-1959) de l’Ecole Technique Secondaire de Léopoldville et ingénieur-technicien en électro-mécanique de l’ECAM de Bruxelles (1959-1964). Il épouse Maryse Lismont (° 25-10-1940, Genk) le 7 août 1965 à Schaerbeek. Il fit pratiquement toute sa carrière en Afrique : au Congo, au Burundi et au Rwanda, en tant que cadre de diverses sociétés. Lui et son épouse furent parmi les rapatriés lors des massacres de 1994 au Rwanda.

aa)    Patricia Hélène Maryse (° 17-05-1966, Uccle), Elle épouse Jean-Marc Louis Pol Vander Stichelen (° 7-10-1961, Ixelles), le 20 août 1988, à Bruxelles. De leur union sont nés deux enfants, Jonathan Eric Roger Michel (° 2-08-1987, Ixelles) et Kevin Alain Sylvain (° 18-10-1990, Ixelles). Divorcée depuis le 25 avril 2006.

bb)    Nathalie Nelly Pierrette (° 6-01-1969, Uccle). Elle épouse Pierre Michel Bernard Verhoyen (° 16-11-1962, Leuven), le 1 octobre 1994, à Koekelberg. Vivent à Caraman (F). Ils ont trois enfants : Timothy (° 4-07-1995, Ixelles), Thomas (° 2-05-1997, Ixelles), Roméo (° 22-01-2000, Toulouse).

cc)     Sylvie Monika Michèle (° 8-07-1975, Uccle). Elle épouse Christian Emile Pascal Bocquet (° 27-12-1959, Cambrai), le 24 mai 1995, à Cambrai. A la retraite anticipée de Bocquet, émigrent à Tahiti. De leur union sont nés : Madison (° 19-04-1998, Crepy-en-Lannois – F), Hugo

c)   Françoise Roberte Alice Claudine (° 6-03-1956, Bukavu – Congo belge), baptisé à Bukavu le 22 mai 1956. Educatrice sociale. Célibataire.

C.  Arthur (° 1911, Nieuwkerke – … St-Amandsberg, Gand). Il épouse Suzanne Vandewiele (° 1-09-1907, Wingene – … St-Amandsberg Gand). Il a travaillé dans une firme laitière. Ils n’eurent qu’une fille.

a)   Nicole Elisa Louisa (° 23-11-1936, Gand). Elle épouse Roland Albert Edouard Baudu (° 2-12-1932, Gand – … 5-12-2006, Gand), le 11 mai 1957 à Sint-Amandsberg. Ils eurent 6 enfants : Luc, Marc, Claudine, Pierre, Dirk, Frank.

8)   Alexander Valère (° 4-05-1889, Wijtschate – … 5-05-1941, Anvers). Il attrape le typhus au front et est expédié à l’hôpital du Havre. Epouse Adrienne Dejonckheere (° 14-07-1888, Winkel-Sint-Elooi), le 15 juillet  1918 à Pont l’Evêque (F). A cause de la guerre, Adrienne avait quitté la Belgique et s’était réfugié chez son frère qui tenait le restaurant de la Place à Pont l’Evêque. Après la guerre, Alexander et Adrienne louent une ferme dans la région de Dijon qu’il exploite jusqu’aux environs de 1931. Il quitte précipitamment la France car il est poursuivi pour n’avoir pas respecté les règles de jachère en vigueur à l’époque, à savoir ne pas cultiver deux années de suite le même produit. Il est interdit de séjour en France pour une période de 10 ans. Il s’installe à Nieuwkerke à partir de ce moment.

A.   Maria (° 8-05-1919, St-Elooi-Winkel), baptisée le 10-08-1919 à Nieuwkerke. Elle épouse, le 27 octobre 1936 à Nieuwkerke, Valère Verstuyf (° 27-08-1912, Maldegem), fils de Henri et Stefani Lampaert.

      Ils ont habité 5 Elshoutbaan à 2900 Schoten. Ils eurent un garçon Etienne.

B.   Joseph (° 16-10-1920, Nieuwkerke – … 30-01-1993, Merksem, Anvers). Epouse Maria Coeremans (° 19-04-1920, Berchem), le 4 août 1945 à Merksem. Ils eurent deux enfants. Il appartenait à la Musique Royale des Guides

            Ils ont habité au 22 de Zilvermeeuwstraat à Merksem.

Il est décédé au A.Z. Middelheim d’Anvers. Cause du décès, durcissement des artères du myocarde, sclérose.

a)   Léona (° 22-06-1945, Merksem). Epouse Jozef Peeters, le 5 juin 1970, à Merksem, dont elle divorce en 1972. Ils eurent deux enfants qui portent le nom de leur mère.

aa)    Sam (° 29-03-1980, Lier).

bb)    Kim (° 30-12-1982).

b)   Brigitte (° 16-10-1957, Merksem). Employée de banque An-Hyp.

C.  Léon (° 5-07-1925, Nieuwkerke – … 27-03-1979, Gand). Epouse Simone Segeart, en 1954 à Heestert. Profession : entrepreneur des travaux public et transporteur. Ils eurent six enfants.

Ils ont habité au 69 Vierkeerstraat à 8590 Zwevegem-Heestert.

a)   Gerrit (° 14-02-1955, Zwevegem), journaliste à la rédaction du Knack. Vit avec Giovanna Massoni dont il a deux enfants.

aa)    Lieca

bb)    Ian

b)   Franky (° 10-06-1961, Zwevegem). Epouse Rina Vanderhaeghe.

c)   Didier (° ?, Zwevegem).

d)   Kathleen (° 17-06-1963, Zwevegem).

e)   Martine (° 17-07-1963, Zwevegem), jumelle homozygote de Kathleen. Habite et travaille à Port-Grimaud (F).

f).   Karin (° 25-11-1971). Est entrée en religion comme nonne au couvent de Rijsbroeck.

V.     Conclusions

A partir d’une généalogie comme celle-ci, il intéressant de tirer quelques conclusions d’ordre socioculturel.

1.  Depuis Mathieu (1400) jusqu’à la dernière génération reprise (1995), 18 générations se sont succédées sur 595 ans, soit pratiquement 6 siècles. Une génération correspond de ce fait à une moyenne de 33 ans.

2.  Remarquons aussi le peu de mobilité des populations durant les premières générations. Issu de Wambrechies, un des faubourgs de Lille, les descendants de Mathieu sont restés sur place durant 8 générations. A partir de la 9ème génération on constate un début de déplacement vers Quenoys-sur-Deule, village voisin à plus ou moins 5 Km, alors que la majorité demeure toujours à Wambrechies. Puis, la progression se poursuivra vers le nord, Comines et enfin en Belgique, à Nieuwkerke (Neuve-Eglise). Dans le courant du XIXe et au XXe siècle, c’est la dissémination tout azimut. La cause en est le progrès dans les transports, l’urbanisation et la progression sociale, avec deux interruptions lors des deux guerres mondiales où l’on voit des flots de réfugiés revenir en France, pour échapper à l’envahisseur.

3.  Les grandes migrations débuteront avec les guerres de religions.

C’est après la révocation de l’édit de Nantes (1598), en 1685 (édit de Fontainebleau) que l’émigration atteint son point culminant. Plus d’un quart de la population réformée, soit près de deux cent mille protestants, quittent la France, en dépit de l’article 10 de l’édit de Fontainebleau qui leur interdit de quitter le territoire.

Les huguenots se voyaient persécutés et contraints de fuir leur région d’origine. Pour les populations du Nord et de l’Ouest de la France, les pays privilégiés du « Refuge » sont  l’Angleterre ou les Provinces-Unies. Une première vague d’émigration avait eu lieu au XVIe siècle, à la suite des guerres de Religion et surtout du massacre de la Saint-Barthélemy (1572), mais il s’agissait d’une émigration plus sélective socialement et moins nombreuse que celle qui débuta au XVIIe siècle et se poursuivit  jusqu’au XVIIIe siècle.

Comme nous l’avons vu, une branche des « Six » (Six du Cambrésis) émigrera ainsi vers la Hollande et donnera naissance à un Jan Six qui deviendra « burgmester » d’Amsterdam et mécène de Rembrandt.

4.  Une autre raison d’émigrer est la conscription et la peur de se faire enrôler dans les armées par tirage au sort.

C’est ainsi que l’on voit un déplacement vers Comines, puis les villages en territoire flamand, aux environs de 1800, lorsque la Belgique faisait partie du Royaume des Pays-Bas.

Sous le Directoire, Jean-Baptiste Jourdan, ancien vainqueur de Fleurus,  fait voter, à l’assemblée des Cinq-Cents,  une loi qui institue la conscription (5 septembre 1798). L’article premier de cette loi stipule : « Tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie ». Elle oblige tous les jeunes hommes de 20 à 25 ans à s’inscrire sur les registres communaux afin de faciliter une levée en masse en cas de menace extérieure. Les citoyens sont appelés sous les drapeaux sur ordre ou par tirage au sort, avec la possibilité pour les plus fortunés de se trouver un remplaçant. La loi Jourdan suscite d’énormes réticences auprès du peuple.

Après la paix d’Amiens, en 1802, le Premier Consul Napoléon se garde d’abroger la loi Jourdan. Ainsi, lorsque la guerre reprend, il peut y recourir pour compléter les effectifs de la « grande Armée ».

Après la défaite de Russie, en 1813,  les armées napoléoniennes sont décimées. Un décret de l’impératrice Marie-Louise d’Autriche élargie la conscription aux adolescents de moins de 20 ans. On les appellera les « Marie-Louise ».

Cette loi fut tempérée par l’institution du tirage au sort (loi du 29 décembre 1804).

30 à 35% des conscrits célibataires ou veufs sans enfants effectuaient leur service militaire, chaque canton ne devant fournir qu’un certain quota d’hommes. A partir de 1808, les levées anticipées et l’augmentation des contingents soulevèrent une vague de mécontentement. Les critères d’exemption ou de réforme se basaient sur des caractéristiques physiques, comme la taille (moins de 1,54 m), les difformités, la faiblesse de constitution, la déficience mentale. L’index droit coupé exemptait également du service car l’individu était inapte au tir, ce qui incitait à la mutilation volontaire.

5.  Relevons également la constance des métiers. Durant 10 générations on rencontre des censiers, des laboureurs, des cultivateurs, tous, métiers de la terre. Cela laisse supposer que la région de Lille était fortement peuplée et à vocation agricole. Il serait intéressant de se pencher sur la société locale à cette époque de la fin du Moyen Age et de la Renaissance. La diversification des professions et métiers commencera surtout à partir de la fin du XVIIIe siècle.

VI.     Sources

 

La généalogie du milieu du XVe au début du XVIIIe siècle est basée sur les recherches d’Henri Descamps, qui est un descendant de cette famille. La suite est le résultat de nos propres investigations.

Pour les commentaires, nous nous sommes basés sur :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_militaire_en_France

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=17980905

http://www.museeprotestant.org/Pages/preview_notice.php?noticeid=730&Lget=FR

———————————————————————————

[1] Jules Herbillon – Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane et dans les régions limitrophes, 2 vol., édité par le Crédit Communal.

[2] Lettre adressée à François-Louis Six en réponse à une demande de renseignement.

[3] Hist. Dans le principe, le mot bourgeoisie s’applique au territoire dont les habitants, appelés bourgeois, possédaient des privilèges communs ; il signifia aussi le droit lui-même accordé aux habitants d’un certain lieu. (Encycl. Quillet).

[4] A.D.N. = Archives Départementales du Nord.

[5] AC Lille = archives communales de Lille.

[6] ADN 130 H 388.

[7] ADN E 2189.

[8] ADN 130 H 228 & 27 H 88.

[9] ADN B 3695 & 3696.

[10] ADN 2 B XI 2A.

[11] AC Lille 12199.

[12] AC Linselles FF 27/2.

[13] ADN T 6377/25 & 5691/21.

[14] ADN T 5691/23.

[15] ADN T 5688/86.

[16] ADN 130H 219, 220 ; 221 & 391.

[17] ADN 130H.

[18] ADN T 4544/58.

[19] ADN T 5540/121.

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